dimanche, 25 octobre 2009

AGRESSION SUBIE LE 17 SEPTEMBRE 2009.

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Bonjour à toutes et tous ! Il y a bien longtemps que je n’avais plus pris le temps d’écrire sur mon blog et les raisons sont doubles ! Le manque de temps, mais surtout et malheureusement, une agression survenu sur le réseau vis-à-vis de ma personne en milieu du mois de septembre 2009.

Le jeudi 17 septembre 2009 je suis en service sur la ligne 95 et me dirige vers la ville. Je quitte l’arrêt de la place Blyckaerts et je dois immobiliser mon bus juste devant le passage pour piétons qui se trouve bien au-delà de la zone d’arrêt afin de laisser passer un homme qui devait traverser sur celui-ci. Cette homme, viens ensuite devant ma porte afin de monter dans le bus, ce qui était pour des raisons tellement évidente, hors de question vu que le bus et j’insiste la dessus, plus en zone d’arrêt, comme décris dans le petit livre rouge concernant l’embarquement à bord des bus,

(IREB 4.2 Immobilisation, arrêt et stationnement Chap.4 / parag. 4.2 - / Page 65 / 4.2.14 Lorsqu’un arrêt commercial a été effectué et que l’autobus doit s’immobiliser quelques mètres plus loin, le mouvement des clients est à nouveau autorisé tant qu’une porte de l’autobus se trouve dans la zone d’arrêt, à la condition de ne pas mettre en danger ni le client, ni tout autre usager de la route)

Donc les conditions n’étaient plus réunis pour l’homme en question ! J’aurais droit bien entendu au travers de la porte à des mots de tendresses de la part de l’homme auquel je ne prêterais aucune attention. Plus tard, j’arrive à l’arrêt Trône, toujours vers la ville, arrive alors un homme, le même que de suite, mais tellement je l’avais marqué dans mon esprit, je ne le reconnais pas. Etant toujours sur zone d’arrêt, j’ouvre donc la porte avant. Je serais directement agressé, mots tendres, menaces, comme quoi je l’avais laissé sur l’arrêt à Blyckaerts. A ce moment je reconnais alors mon nouvel ami et vu son agressivité gratuite, j’actionnerais directement le champignon pour que la régulation puisse vivre les faits en mode « Live » et ainsi me faire parvenir les secours dès que possible !

Durant ce laps de temps, il me dira très clairement, je cite : « Tu as de la chance que je n’ai rien avec moi ! » Ne voulant pas entrer dans le jeu de mon agresseur, je ferais ce qu’il faut pour rester le plus calme possible (pas toujours évident !) et j’irais avec le bus jusqu'à l’arrêt Ducale pour ne pas bloquer la rue du Luxembourg. Il ne faudra pas plus de 4 minutes pour que le BCO arrive sur place et mette un terme à l’agression. Ils demanderont devant moi au type d’expliquer l’incident, mais en oubliant, comme par hasard, de signaler les insultes et les menaces gratuites vis-à-vis de moi ! A mon tour j’expliquerais, mais en oubliant pas les insultes et menaces. Un des contrôleurs demandera aux personnes présentes à bord et dont aucunes n’avaient réagis, tiens donc, si quelqu’un avait vu ou entendu quelques choses ? Seul un homme viendra proposer son témoignage et confirmera mes dires et non la version de l’individu.

Une fois sorti de mon bus, j’irais secouer vers la Bourse avec les gens à bord, mais en film blanc hors service. Une fois à la Bourse, le stress étant présent, je repense à la phrase de menace de l’individu, tu as de la chance que je n’ai rien avec !!!! De quoi parlait-il ? D’une arme ? Comment savoir ? Seul chose dont j’étais certains, c’est que s’il avait pu me rejoindre une fois et sachant qu’il venait d’être débarqué par le BCO, qu’est-ce qui l’empêcherait de remettre le couvert ? Rien, d’autant plus que ce genre d’individu ne s’arrête pas à cela et que sa rage devait être nettement en hausse depuis son interception par le BCO !

J’ai alors demandé au régulateur de m’envoyer un gradé ne me sentant plus capable de poursuivre mon service et le pourquoi de ma demande. Il me répondra que je ne risquais plus rien vu que le BCO avait le nom et l’adresse de la personne en question ! Ben voyons, comme si cela allait le calmer !!!! J’insisterais sur ce point, à savoir qu’il pouvait très bien réapparaître à nouveau et être nettement plus dangereux ! Rien n’y fera, il ne voudra rien savoir !!!! Au bout d’une heure de palabre et ayant sur place un contrôleur et un ACB pour garder le bus, puisque pour le régulateur je n’étais plus capable de conduire le bus et je devrais me rendre vers mon dépôt seul et sans accompagnement !

Une fois en route à pied vers la station de métro De Brouckère, je sentirais sur mon épaule une main m’agrippé et j’aurais alors la désagréable surprise d’être nez à nez avec mon agresseur ! Imaginé un instant que ce type soit armé par exemple et qu’il se foute du monde dans la rue ? Je ne serais peut-être pas ici pour en parler ! Il viendra, toujours avec ces menaces, me promettre de me retrouver afin de me mettre à terre et s’assurer que je ne me relève plus jamais ! Il ne viendra pas dans la station et me dira encore, vas-y casse-toi espèce de lâche ! Je ne pourrais pas faire autrement que de réagir et lui dirait, pourquoi ne viens-tu pas avec moi dans la station ? Ah oui, j’oubliais, c’est pleins de caméras et ton profil pourrait être pris sur tous les angles, j’suis bête, mais rassures-toi, dans le bus aussi il y avait une caméra ! J’irais encore dans la mezzanine demandé à nouveau de l’aide via un coup de fil à la régulation et toujours la même réponse, nous n’avons personnes ! Donc à nouveau seul jusqu'à Delta !

J’irai voir mon supérieur, lui expliqué ma rage, non seulement par rapport de l’agression, mais surtout de par l’attitude du régulateur qui n’a jamais juger utile de m’assister du début à la fin ! Je reprendrais le travail le vendredi, mais je demanderais un accompagnement à bord durant le service. Par la suite, je serais obligé de me mettre en incapacité sur conseil de mon médecin, mais aussi et surtout, sur conseil de la psy qui me suit depuis une autre agression gratuite !

Aujourd’hui encore, je ne cesse de revivre cette main sur mon épaule et cela ne cesse de me pourrir l’esprit ! Une plainte à été déposé bien entendu et dans celle-ci je me réserve le droit d’en faire autant contre le régulateur qui n’a jamais voulu entendre mes raisons de ne poursuivre mon service alors qu’a la base il est là pour aider et non pour enfoncer et juger ! Voilà donc pourquoi j’ai été si silencieux ces dernières semaines !

Ces dernières semaines, les agressions ce sont multipliés contres les agents STIB que ce soit au bus, ou au tram et cela devient vraiment compliqué de pouvoir travaillé l’esprit tranquille ! Faudra-t-il un cas extrême pour que la direction prenne enfin des mesures fermes vis-à-vis de certaines crapules circulant à bord de nos véhicules ?

DédéSTIB

13:19 Écrit par DédéSTIB dans S.T.I.B. | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Salut Dédé,
Je suis de tout coeur avec toi,mais nous sommes tellement impuissant dans des cas comme cela.......
Repose toi,retapes toi le mieux possible
@+

Écrit par : joh | lundi, 26 octobre 2009

Comprends pas... Bonsoir Dédé,

Je suis aussi de tout coeur avec toi. Je ne peux pas admettre que quelqu'un puisse se sentir menacé dans l'exercice de ses fonctions sans que sa Direction prenne les mesures nécessaires. Et j'ai vraiment du mal à comprendre que l'on puisse agresser ou intimider quelqu'un qui offre un service aux autres (ici, les transporter partout dans la ville).

Remets-toi bien Dédé, et à bientôt sur les lignes de Delta :-) Merci aux chauffeurs comme toi et ton frère qui assurez un minimum de discipline sur le réseau! Aujourd'hui j'ai pris le 34 de Arsenal à RP Souverain, puis le 42 jusqu'à Musée du Tram, et enfin le 36 jusqu'à Stockel, et je ne compte pas le nombre de fois où le Mobib n'a pas réagi ou le Prodata a bipé, sans que le chauffeur ne fasse la moindre remarque... Pour moi, bon cochon payeur bien en ordre et validant mon Mobib consciencieusement, il y a des jours où j'ai *vraiment* l'impression de me faire entuber...

Bon courage :-)
Luc.

Écrit par : Transiristor | lundi, 26 octobre 2009

... ça fait froid au dos ton histoire. Courage mon ami.

Écrit par : Marco | mardi, 27 octobre 2009

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